GPA: Le Sort des Bébés Invendus

Ou les Horreurs de la GPA Commerciale

La marchandisation des enfants donne des situations dramatiques. Elles sont assez prévisibles si on compare avec des situations parallèles dans le domaine du commerce habituel. Imaginez que vous téléphonez pour commander une pizza. Au moment de la livraison, on vous apporte deux pizzas et une note doublée. Pardon, mais le chef en a enfourné deux par erreur. La majorité des clients refuseraient la seconde pizza et se contenterait de prendre le produit de leur commande initiale.

Ça marche ainsi avec toutes les marchandises. Le bébé humain est considéré comme marchandise par des occidentaux sans âme, sans morale et sans limites comme le sont habituellement les Nations en fin d’Histoire.

Un cas nous vient d’Inde où des femmes produisent des bébés pour des clients occidentaux qui – avec la complicité de leurs autorités locales – les importent et deviennent leurs parents le plus officiellement du monde. Des Australiens achètent la production d’un bébé à une femme habitant Delhi. La nature étant ce qu’elle est, elle produit des jumeaux, un garçon et une fille. Comme ils avaient déjà un garçon et n’avaient pas besoin d’un autre, ils décident de prendre la fille et abandonnent son frère jumeau [source]. Il pourra toujours être vendu à d’autres ou mis à la rue pour mendier. De toute façon, quand vous refusez une pizza, vous ne vous préoccupez pas trop de son sort. [source]

Un couple d’Américains dans une situation similaire n’ont pas été par quatre chemins, ils ont demandé à la mère porteuse d’avorter l’un de fœtus parce qu’ils voulaient un seul. L’affaire se termina devant la justice comme le sont souvent les litiges sur les produits et services. [source]

La marchandise défectueuse connait un sort similaire. Qui n’a pas déjà retourné un produit défectueux commandé en ligne ? Des Australiens ont commandé un bébé à une femme en Thaïlande. Elle fait encore des jumeaux. C’est les aléas de l’insémination artificielle. La fille a l’air ok et les clients en prennent livraison. En même temps, le garçon il a l’air un peu détraqué. Ils l’abandonnent et partent. L’internet se mobilise pour lui et 100’000 dollars sont mis dans une cagnotte pour lui assurer soins et éducation. [source]

Certains produits peuvent être délivrés tout de suite. Quand vous commandez une pizza, elle arrive 30 minutes plus tard et vous avez toujours faim. Les bébés ne sont pas stockables, ils doivent être produits de A à Z à la commande. Neuf mois c’est long. Le magazine People [source] rapporte le cas d’une animatrice / actrice américaine qui a commandé un bébé puis une fois qu’il est né, elle n’en voulait plus. Dans l’intervalle, elle avait divorcé de son mari  et ne voulait plus de cette chose conçue avec lui [source]. Dans l’état actuel des lois, il n’est pas possible d’euthanasier les invendus. L’agence qui a organisé le deal se retrouve avec un bébé sur les bras et attaque en justice : c’est que ça crie la nuit et ça bouffe tout le temps ! Il faut bien que quelqu’un paye.

En 2014, une Anglaise a refusé de prendre livraison d’un bébé en disant que : « personne ne voudrait de ce putain de légume ». [source]

A Suivre…

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2 Responses to GPA: Le Sort des Bébés Invendus

  1. Erig says:

    On se dit en te lisant que nous méritons peut-être ce qui nous arrive…

  2. Violette says:

    D’où vient la photo illustrant l’article ? :/

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